Ce lundi 17h, je n’ai toujours pas

rédigé mon article … Mais Françoise (sur la cinquième photo c’est elle qui accompagne les premiers pas de la nouvelle-née) se mettait au boulot pour parer, tailler les sabots de deux de ses pouliches … et j’avais bien trop envie d’échanger nos expériences, apprendre et encore apprendre! Et je ne vous ai toujours rien écrit. Je commence, comme le rédacteur classique, à tout faire au dernier moment. Mes lecteurs s’impatientent, m’enfin, faut dire qu’aujourd’hui j’avais terminé de m’occuper avec grand succès de la progression de Tzŷl la jeune jument. Aaah, Tzŷl … avec un « ^ » sur le « y » svp! Je vous en reparlerai tout bientôt, elle vaut un article à elle toute seule!

Commençons alors par le début … Voilà maintenant un bon moment que je n’arrive plus à décoller d’un endroit un peu magique. J’y suis arrivé sur les indications de ma Douce que je voulais recevoir autrement que sous ma tente. Elle a trouvé un domaine d’élevage de chevaux qui pouvait nous convenir. Et pour nous convenir, il nous a convenu! Il est à St Jeure d’Ay, dans le nord de l’Ardèche où Françoise sa proprio – secondée par Claude sa maman, celle de la photo – élève des chevaux Barbe-Arabe. Un race magnifique.

Claude, la maman ... Très joli prénom, vous ne trouvez pas?


Au Domaine des Fan Faon. Je viens de passer quinze jours de vacances dans mes vacances … Je sais, je sais … le mot vacances chez moi a une drôle de résonance, m’enfin, c’est comme ça, je ne me suis plus préoccupé de bivouac ou d’étape et ai profité de la disponibilité de ma tendre compagne pour semi-buller en sa compagnie et celle de ces si belles montures…

 

Je découvre le monde des jeunes chevaux et en suis passionné … Faut aussi être artiste pour soigner ces poulains en devenir, ils ont tout à apprendre mais ils nous apprennent beaucoup! Et … bon, ben … 20h est arrivé et j’en suis toujours à discuter talon, pince, sole, barre et autres … tout du pied des chevaux! J’adore découvrir tout ce monde de croissance accéléré où la moindre erreur peut prendre des proportions catastrophiques pour l’avenir, mais heureusement que la moindre attention bien ajustée prend aussi bien vite des proportions délicieuses … et le tout à la vitesse grand V.

21H, la météo est idéale pour que j’installe mon clavier dans le pré où deux juments et leurs progénitures broutent en paix, pendant que les tout petits piquent de fabuleux galops.

Et ce n’est pas la petite pouliche née il y a une quinzaine de jours qui est la dernière! C’est celle de la photo …

Bella de Bobria, 15 jours

Elle serait morte de diarrhée si Françoise n’était pas intervenue très vite. Nous avons eu la chance, en pleine nuit, d’assister à sa naissance.

 

Bella (couchée) 15 minutes après sa naissance!

Et là, ce soir devant vous elle explose de joie … Bourrée de vitalité … tant qu’elle vient de botter sa mère qui la suivait au galop! Et la maman ne dit rien, s’t’abrutie! Elle va avoir des problèmes d’éducation si elle n’est pas plus sévère!

Bella, une heure après sa naissance!

 

 

Et là, sur ces photos ? Vous ne le voyez pas ? Vous ne pigez pas que cet outil est une fraise de dentiste ?

Dentisterie-dicule

Le gars est véto et sympa, m’enfin il a quand même fallu shooter le client – il devenait dangereux mais je le comprends quand on voit l’outil – puis il a fallu lui bloquer la mâchoire et s’y mettre à trois pour lui arranger une de ses molaires qui poussait trop loin et l’empêchait de manger sereinement.

Dentisterie-golo pas rigolo du tout pour le patient

 

Impressionnant!

 

Pour terminer cet article, je ne peux pas m’empêcher de vous envoyer ces deux photos d’un temps que je croyais perdu! Je randonnais avec Brigitte ces jours de soleil et je me dis, vu de loin : – « tiens un « néo » (sous-entendu « néo-rural ») qui laboure son champ façon écolo”.

là, c'est un vrai de laboureur !

Je m’approche, ces choix techniques font partie de mes objectifs, Gamino a de solides prédispositions, et … surprise : ce n’est pas un « néo », mais bien un authentique paysan 100% terroir qui en plus accepte de m’expliquer ses techniques, de se laisser photographier mais surtout de m’offrir une tranche de bonne humeur! Je vous laisse savourer sans modération l’accueil et l’image que m’a donnés ce vieil homme.

 

Sa motivation à garder ces vieilles techniques? … du simple bon sens: il n’aime ni l’odeur ni le bruit de son motoculteur … J’ai déjà déblatéré suffisamment dans le “tome de sa voie” sur l’intérêt d’une faux contre une débroussailleuse, alors mmmmmm, je vous invite à goûter le silence et de cette scène … et son parfum!

Hé oui, il existe encore quelques authentiques