Là, cette photo, c’est peu de temps avant de me faire virer par un paysan … Je ne pensais pas attirer de tels foudres … il a mal supporté que je laisse mes Deux brouter dans sa prairie pendant un quart d’heure: le temps de récupérer mes messages courriels près d’une antenne …

À virer du Paradis

Ça a pas mal bardé … Dommage, l’était bien beau le fond de mon bureau! Bon, faut dire que je n’avais rien demandé et que la nuit son pré était pillé par les cervidés …

 

Le choc des photos? Le poids des mots? Mmmmm? Bof, juste quelques images de ma traversée des vallées de l’Isère et du Rhône vers l’Ardèche!

Bon, ben là, l'a fallu décharger

Le passage était trop étroit pour les caisses mais contrairement au passage de l’Isère, il n’y a qu’un obstacle à franchir …

Passage pas sage du tout

Là, c’est le passage de l’Isère (peu avant qu’elle ne se jette dans les bras musclés du Rhône). Mais une bonne heure de tours et détours a été dédiée à la confiance en ma carte qui indiquait un délicieux chemin pépère, petite vicinale pour passer ce fleuve … Manque de bol, Mr EDF nous a mis un barrage sous la route mignonne et une grille sur le passage … pas sage … Les autres itinéraires proches étaient tout aussi inappropriés à notre caravane …

Tu veux quand même pas nous faire passer là?

les photos sont suffisamment éloquentes!

 

Restait donc plus que la nationale à bien trop grande circulation à se farcir … D’ailleurs si vous écoutez bien la photo vous pouvez entendre le bruit des bagnoles et du car … et sentir les effluves carbonées de ces ferrailles. Avouez que ça change du merveilleux silence de mes photos de nature …

No comment.

 

Pour enfin arriver en Ardèche un peu au dessus de Tournon. J’ai dû traverser encore sur quelques kilomètres, sept très grosses voies de communication au fond de la vallée du Rhône. Avec dans l’ordre : la ligne du tgv, l’autoroute A7, la voie sncf « normale », la nationale 7, sa majesté le Rhône sur deux barrages et une ile

Sa majesté Le Rhône et la princesse Shakti

puis à Arras en traversant une autre voie de chemin de fer

Passage pas si délicat que ça!

pour finir sur une très grosse départementale! Soulagement, respiration et fin de ma traversée en apnée de ces deux vallées en retrouvant les vaches et leurs prés sur un petit plateau au dessus du fleuve.

 

 

Avec hélas, toujours la peur palpable des paysans qui n’arrivent plus à nourrir leurs bêtes. En raison de la sècheresse.

Le grain de ce blé ne peut plus poussé.

En confirmant une horreur : sur la photo avec l’ombre de Shakti, ce n’est pas du foin, mais du blé que la plupart des paysans ont renoncé a faire pousser. Désespérés de constater que le grain ne viendra plus, ils préfèrent le couper tant qu’il est encore un peu vert et le stocker comme foin, qu’au moins il puisse servir à nourrir leurs troupeaux avant qu’il ne jaunisse. Ils n’ont récolté qu’un quart de leur foin, très en avance. Catastrophe.